La cavité buccale et l’oropharynx

Avant de débuter l’examen, toute prothèse dentaire doit être retirée. On commence par inspecter l’état muco-cutané labial et péribuccal: on recherche des éruptions cutanées, des fissures ou encore des signes de sécheresse.

On demande ensuite au patient d’ouvrir grand la bouche afin d’évaluer la capacité d’ouverture buccale :

  • Elle doit être ≥35mm, correspondant à au moins 2 travers de doigt. 
  • Si ce n’est pas le cas, on relève la présence d’un trismus et on note la taille limite d’ouverture buccale (SSP 27).

On demande au patient de tirer la langue de droite à gauche :

  • On évalue sa mobilité (évaluation neurologique du N.XII). A noter qu’une pathologie du nerf XII induit une protrusion de la langue déviée du côté malade.
  • On profite d’en évaluer son aspect (langue géographique, fissuraire, signes de déshydratation), sa trophicité ou encore la présence de fasciculations. 

Une fois ces trois premières étapes réalisées, on procède à l’inspection intra-buccale: 

  • A l’aide d’un abaisse langue se tenant comme un stylo, on commence par évaluer les sillons gingivo-jugaux sur les 4 quadrants, permettant dans le même temps d’évaluer l’état bucco-dentaire et parodontal. 
  • L’examen des glandes salivaires porte sur l’observation des orifices de canaux de Wharton au niveau du plancher buccal pour la glande sous-mandibulaire ainsi que les orifices des canaux de Sténon pour la glande parotide, situés au niveau de la muqueuse jugale en regard de la deuxième molaire supérieure à la recherche de signes inflammatoires ou d’écoulement. 
  • A l’aide de deux abaisse-langues, on explore les régions rétro-molaires et les sillons gingivo-glosses. L’examen de cette partie demande une vigilance accrue, car l’insertion de la langue proximale droite et gauche est une zone à prédisposition cancéreuse.

Une fois l’inspection faite, il faut poursuivre avec la palpation endobuccale si l’indication est posée selon l’anamnèse et l’examen clinique réalisés jusque-là. 

  • La palpation se déroule de manière digitale ou bimanuelle avec des gants, à la recherche d’anomalies telles qu’une induration ou fluctuation, pouvant faire évoquer un processus tumoral ou un abcès. 

La palpation des canaux des glandes salivaires permet la recherche de sialolithiases.