Les symptômes cardinaux à rechercher à l’anamnèse sont les suivants:
- Trouble du goût (SSP 104) : Il est important de caractériser le type de changement dans la perception du goût. Il s’agit soit d’une :
- Dysgueusie: altération;
- hypogueusie: diminution
- agueusie perte totale de la perception de goût.
- Foetor (SSP 143) : Est une odeur désagréable provenant de la cavité buccale
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Sialorrhée: Correspond à un écoulement salivaire hors de la bouche. La sialorrhée peut représenter un drapeau rouge, notamment dans les étapes de dysphagie douloureuses. Il est également important de caractériser l’aspect de la salive dont la présence de sang.
- Hypersialorrhée : salivation excessive
- Xérostomie: Correspond à une sécheresse buccale à la suite d’une production insuffisante de salive par les glandes salivaires (hyposialie) ou inexistante (asialie).
- Lésions de la muqueuse intra-buccale (SSP 25 et 93)
- Pharyngodynie, Odynophagie, odynodysphagie (SSP 35): La pharyngodynie définit une douleur au niveau du pharynx. C’est le terme médical de maux de gorge. Toutefois, on utilise plus communément le terme d’odynophagie, se référant à une douleur quand on avale et odynodysphagie, lorsqu’il y a une difficulté à la déglutition qui se rajoute (c.f trouble de la déglutition). On évalue son mode d’apparition (brutale ou progressive), sa localisation (unilatérale ou bilatérale), son évolution, les facteurs soulageant ou déclenchant. Il est essentiel de chercher une dysphagie associée, permettant de nous orienter sur la sévérité du trouble (c.f dysphagie douloureuse).
- Troubles de la déglutition (SSP 23 et 48) : L’objectif est de déterminer à quel niveau de la déglutition se situe le trouble: la phase orale (difficulté de mastication, bolus non rassemblé), la phase pharyngée (toux, blocage, stase) ou la phase œsophagienne (blocage rétrosternal, douleur, brûlures thoraciques). On précise la nature du trouble (solides, liquides ou les deux), dont le premier type d’aliment concerné et l’évolution nous aident à orienter vers le type de dysphagie. On caractérise la temporalité selon le mode d’apparition (progressif/brutal) et son évolution. Une question essentielle à aborder est la sévérité du trouble: une sensation de gêne (dysphagie), une douleur (odynophagie) ou une impossibilité totale à avaler (aphagie). Les questions clés suivantes nous aident à identifier les 4 types de trouble de déglutition:
- Dysphagie douloureuse (odynodysphagie): commence par une gêne, pouvant évoluer vers une impossibilité à avaler les solides puis les liquides et finalement une impossibilité à avaler la salive, associée à une sialorrhée constituant un signe d’alerte, notamment en pédiatrie.
- Dysphagie mécanique (blocage alimentaire): commence classiquement avec les solides puis dans un deuxième temps s’étend aux liquides.
- Dysphagie neurogène (fausses routes liquidiennes, blocages solides): commence avec les liquides puis s’étend aux solides dans un second temps, avec exception pour le nerf vague (X) qui fait d’emblée une dysphagie aux liquides et solides.
- Pseudo-dysphagie (phagophobie): est d’origine psychogène, souvent en lien avec un trouble anxieux ou un événement traumatique antérieur. Commence typiquement par une gêne initiale avec la salive uniquement, sans problème pour les liquides et solides
- Hemmage : Définissent les raclements de gorge pour libérer les mucosités qui encombrent le pharynx et larynx ou également à visée de détendre la musculature.
- Dysesthésies pharyngées : Sensations désagréables dans la gorge, comme les sensations de grattement ou boule dans la gorge.
- Torticolis (SSP 32) : Limitation douloureuse de la mobilité cervicale. A différencier avec le patient d’une raideur de nuque orientant alors vers un méningisme.
- Fausses-routes : Forme directe caractérisées par une toux au moment de la déglutition ou indirecte avec toux après la déglutition.
- Dysphonie (SSP 19) : Altération de la qualité de la voix caractérisée par :
- un changement du timbre de la voix: “raucité” et “souffle” indiquent un problème au niveau du plan glottique; “résonance nasale” (parle du nez) ou “voix nasonnée” et “voix gutturale” indiquent un problème au niveau du plan sus-glottique.
- une extinction de voix (aphonie)
- une fatigabilité vocale au cours de la journée
- Dyspnée et sifflements respiratoires (SSP 46 et 49): En cas de dyspnée, il est important d’interroger sur d’éventuels sifflements associés. Il est important de différencier une obstruction intra-thoracique (pulmonaire) d’une obstruction extra-thoracique (laryngo-pharyngée), dont les bruits qui en résultent varient selon le niveau atteint :
- stertor: respiration bruyante, grave et rauque. Indique une obstruction naso-pharyngée.
- stridor: bruit inspiratoire aigu. Traduit une obstruction extra-thoracique, impliquant le larynx ou la trachée.
- sibilance (wheezing): bruit expiratoire aigu. Oriente vers une obstruction intra- thoracique, avec atteinte des bronches ou bronchioles.




