L’acoumétrie instrumentale permet d’évaluer la fonction auditive à l’aide d’un diapason généralement à 513Hz. Elle comprend deux épreuves complémentaires : le test de Weber et le test de Rinné.
L’épreuve de Weber compare la perception osseuse entre les deux oreilles. Le diapason est posé perpendiculairement sur la ligne médiane du front.
- En cas d’audition normale ou de diminution symétrique de l’audition, le son est perçu au centre de la tête ou de manière égale dans les deux oreilles : On parle d’un Weber non latéralisé.
- En cas de surdité de transmission, le son est perçu du côté de l'oreille malade : Weber latéralisée du côté atteint.
- En cas de surdité de perception, le son est perçu dans l’oreille saine : Weber latéralisée du côté controlatéral.
L’épreuve de Rinné compare l’audition osseuse et la conduction aérienne dans une même oreille. Le diapason est mis en vibration et est d’abord appliqué perpendiculairement sur l’apophyse mastoïde du patient permettant d’évaluer la conduction osseuse. Le patient est invité à signaler le moment où il ne perçoit plus le son. Sans réactiver le diapason, celui-ci est ensuite placé devant le conduit auditif externe afin d’évaluer la conduction aérienne.
- Chez un sujet normal, la conduction aérienne est supérieure à la conduction osseuse : le son est perçu plus longtemps et plus intensément par la voie aérienne. On parle alors de Rinné positif (CA<CO)
- A l'inverse, lorsque la conduction osseuse est perçue plus longtemps que la conduction aérienne, le test est Rinné négatif (CO>CA), ce qui suggère une surdité de transmission.
Figure 3 : Schéma illustrant l'épreuve de Weber (à gauche) et l'épreuve de Rinné (à droite) |





