L’examen cervical vise principalement à la recherche d’adénopathies (SSP 2). Il doit être conduit de manière systématique et bilatérale, en suivant les chaînes ganglionnaires superficielles et profondes : péri- auriculaires, occipitales, parotidiennes, sub-mentales et sous-mandibulaires, jugulo-carotidiennes et jugulo-digastriques, spinales, sus-claviculaires et sous-claviculaires. Chaque adénopathie potentielle doit être évaluée selon sa taille, sa circonstance, sa mobilité, sa sensibilité et sa fixation aux plans profonds. L’inclinaison de la tête permet de détendre le muscle SCM, permettant une meilleure palpation des chaînes jugulaires internes et spinales.
La palpation de la thyroïde se déroule de la manière suivante: l’examinateur se place derrière la personne, nuque en légère extension, les mains sur la face antérieure du cou. Un point de repère est le cartilage thyroïdien, en-dessous duquel se situe la thyroïde. On évalue sa taille, la consistance (molle/dure) ainsi que la présence de nodules. L’inspection permet d’objectiver la présence d’un goitre (SSP 37).
Durant l’examen cervical, on reste également attentif à toute anomalie asymétrique (SSP 20) avec un examen bilatéral et symétrique ainsi que l’aspect de celle-ci comme une fluctuation, une induration ou encore un érythème et chaleur associée. On évalue également la mobilité cervicale du patient, notamment à la recherche de torticolis comme précédemment expliqué dans l’anamnèse pharyngolaryngée.




