Pour toute plainte urinaire, un stix urinaire permettra d’orienter votre diagnostic.
Avant de réaliser le stix, profitez-en pour observer les urines du patient. Lorsque vous manipulez des urines, il est toujours important de porter des gants. Des urines physiologiques devraient être jaune clair. Des urines rosé-rouge peuvent indiquer une hématurie macroscopique ou peuvent survenir après consommation de certains aliments ou médicaments, tel que les betteraves et la rifampicine. Des urines rouge foncé, voir porto, indiquent plutôt une myoglobinurie ou une porphyrie. Des urines brun clair vont indiquer plutôt un trouble hépatique. Des urines troubles indiquent plutôt une infection. Une fécalurie indique une fistule uro-digestive.
Le stix urinaire vous donne des informations sur plusieurs éléments : l’urobilinogène, le glucose, la bilirubine, les corps cétoniques, la densité spécifique, le sang, le pH, les protéines, les nitrites, les leucocytes et les acides ascorbiques.
Pour effectuer un stix urinaire correctement, il faut submerger l’entièreté des petits carrés dans l’échantillon urinaire et le retirer tout de suite après. Ensuite, attendez 60 secondes avant d’interpréter les résultats. Pour lire le stix, comparez chaque petit carré avec la gamme colorimétrique présente sur l’emballage. Si un des carrés est pathologique, sous la couleur qui correspond à la couleur de votre carré, vous trouverez un certain nombre de « + », on parle de « croix » à l’oral, par exemple « deux croix de sang » si la couleur de votre carré est vert.
Une fois que vous avez fini, pensez bien à jeter le stix et l’échantillon dans une poubelle appropriée pour les liquides biologiques.
Si le stix est anormal, il sera souvent envoyé en analyse pour un uricult et/ou un sédiment urinaire.




