L’anamnèse sexuelle dans cette situation portera plus sur la satisfaction de la vie sexuelle plutôt que les facteurs de risque pour les IST. Il est très important d’évaluer ce point car on ne traitera pas forcément une dysfonction érectile si le patient n’est pas sexuellement actif ou s’il est tout de même satisfait de sa vie sexuelle.
Pour dépister et quantifier la présence d’un trouble de l’érection, vous pouvez suivre le International Index of Erectile Function (IIEF5) qui consiste en 5 questions.
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Au cours des six derniers mois : I. A quel point étiez-vous sûr de pouvoir avoir une érection et de la maintenir ?
II. Lorsque vous avez eu des érections à la suite de stimulations sexuelles, avec quelle fréquence votre pénis a-t-il été suffisamment rigide pour permettre la pénétration ?
III. Lorsque vous avez essayé d'avoir des rapports sexuels, avec quelle fréquence avez-vous pu rester en érection après avoir pénétré votre partenaire ?
IV. Pendant vos rapports sexuels, à quel point vous a-t-il été difficile de rester en érection jusqu'à la fin de ces rapports ?
V . Lorsque vous avez essayé d'avoir des rapports sexuels, avec quelle fréquence en avez-vous été satisfait ?
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TOTAL : 1-4 = non interprétable, 5-10 = sévère, 11-15 = modéré, 16-20 = léger, 21-25 = normal |
Source : urofrance.org
Il y a plusieurs causes somatiques et facteurs de risque pour une dysfonction érectile. Il est important de les avoir en tête afin de poser les bonnes questions pour comprendre l’étiologie sous-jacente et de cibler votre traitement. Les voici sous forme de check-list :
- Diabète
- HTA, maladie coronarienne, SAOS
- Maladie artérielle périphérique
- Consommation de tabac et alcool chronique
- Maladies neurologiques (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, lésions médullaires lombaires, …)
- Troubles hormonaux (déficit en testostérone, hyperprolactinémie, hypercortisolisme)
- Atteintes du corps caverneux (maladie de Peyronie, …)
- Médicaments : stéroïdes anabolisants (musculation ++), inhibiteur de la 5-alpha réductase (traitement de l’HBP/alopécie androgénique), anticholinergiques, sédatifs, antihypertenseurs, antidépresseurs.
- Antécédent de chirurgie pelvienne (prostatectomie, cystectomie, …) ou de radiothérapie dans la sphère pelvienne.




