Cette étape est le moment de l’annonce de la mauvaise nouvelle. Souvent, les médecins ont tendance à ne pas vouloir partager la mauvaise nouvelle, ce qui est à l’encontre des principes de l’autonomie et de la bienfaisance. De plus, ils ressentent la peur de provoquer du stress ou d’enlever l’espoir, la crainte d’être jugé et finalement, certains rencontrent la difficulté à gérer leurs propres émotions négatives dont la culpabilité, l’anxiété et la frustration. Pour cette étape, il est donc primordial que la communication soit progressive et adaptée au rythme du patient. L’annonce du diagnostic doit être la plus claire et directe possible. Par exemple « Les résultats de vos analyses montrent que vous avez un cancer ».

Il est aussi important de vérifier régulièrement ce qui est compris, d’explorer les priorités, de respecter le niveau de détail souhaité et de segmenter les informations si nécessaire: « Est-ce que vous souhaitez que je vous explique plus en détail ou préférez-vous que nous parlions des traitements possibles ? » Le langage doit être clair, simple et accessible.

Il est primordial de ne pas se précipiter, ni précipiter le patient. Il faut aussi savoir laisser des pauses si nécessaire. L’écoute des émotions est une compétence clé : il s’agit de reconnaître, de légitimer et de contenir les réactions émotionnelles, sans les minimiser. Par exemple: « Je vois que c’est difficile à entendre » ou « Prenez le temps qu’il vous faut ».  Le médecin doit également être conscient de ses propres émotions et de ses limites.