L’observation de la motricité spontanée se fait dès l’entrée dans la salle, sans stimulation initiale. Le nouveau-né à terme, réveillé, présente des mouvements spontanés des quatre membres, de qualité fluide et symétrique. Une hypomotricité, une asymétrie ou au contraire des mouvements anormalement brusques ou des convulsions peuvent traduire une souffrance neurologique, une atteinte périphérique (plexus brachial, fracture), ou encore une pathologie métabolique.
Poursuivons avec l’évaluation du tonus actif et passif du tronc et des membres. Le tonus actif se juge par la posture spontanée. Le nouveau-né à terme adopte une quadriflexion des membres. Une hypotonie diffuse (membres ballants, tronc flasque) ou une hypertonie (mouvements raides, extension persistante) sont pathologiques. Néanmoins, chez le prématuré, une moindre tonicité et une extension des membres inférieurs peuvent être observées.
Le tonus passif peut être apprécié à l’aide de plusieurs manœuvres, qui doivent être systématiquement réalisées des deux côtés afin de garantir un comparatif:
- Suspension ventrale : quand il est tenu par le ventre, le nouveau-né maintient la tête dans l’axe et présente une flexion physiologique des membres.
- Suspension axillaire : en soutenant l’enfant par les aisselles, on observe une résistance normale du tronc et des épaules ainsi qu’une flexion physiologique des membres inférieurs. Le bébé ne glisse pas entre nos mains.
- Angle poplité : jambe fléchie sur la cuisse, l’extension est normalement limitée par la tonicité musculaire (angle 90–120° chez le terme).
- Manoeuvre du foulard : Il faut plier l’avant-bras sur le bras, ramenant le tout vers la poitrine. Une résistance empêche le dépassement du sternum/de la ligne médiane.
- Manoeuvre tiré-assis : En tirant le nouveau-né en décubitus dorsal délicatement par les mains ou les avant-bras pour l'amener en position assise, on constate qu’il arrive à maintenir la tête dans l’axe du corps.




