Syphilis
  • Épidémiologie : Selon l’office fédéral de la santé publique (OFSP), il y a eu 1078 nouveaux cas diagnostiqués en Suisse en 2022, avec une prédominance homme-femmes 9:1
  • Clinique : L’infection, si non traitée, peut progresser en 3 stades (primaire, secondaire et tertiaire) avec des manifestations cliniques dermatologiques différentes
    • Syphilis primaire : Apparaît entre 9 et 90 jours après l’exposition, stade très contagieux, guérison spontanée après 3-8 semaines
      • Papule qui progresse rapidement en un chancre génital solitaire (ulcération érodée, typiquement ronde d’1-2 cm de diamètre, d’aspect dur et indolore)
      • Parfois multiples chancres non génitaux, le plus fréquemment sur les doigts, les mamelons, et la muqueuse buccale
    • Syphilis secondaire : Apparaît entre 2 mois et 2 ans après l'exposition chez 25% des patients non traités.
      • Roséole syphilitique présentant des macules érythémateuses disséminées, majoritairement sur le tronc (95%)
      • Éruption papulo-squameuse sur le tronc, le visage, et les extrémités (palmoplantaires) (5%).
      • Papules de couleur cuivrée avec fine desquamation péri-lésionnelle “collerette de Biett”
      • Condylome lata = plaques hypertrophiques verruqueuses à sommet plats, avec des bords définis, rosés et charnus présentant un centre érythémateux. En particulier autour des organes génitaux, du rectum, et des régions périanales. Hautement contagieuses
      • Alopécie en “fourrure mitée”
    • Syphilis tertiaire : Apparaît entre 1 an et 40 ans après l'infection
      • Gommes syphilitiques à l’examen dermatologiques = lésion granulomateuse de tailles variable avec un centre nécrotique
VIH
  • Épidémiologie : Environ 17’600 personnes vivent avec le VIH en Suisse, avec une prédominance homme : femme de 8:2. En 2021, 318 nouveaux cas ont été enregistrés selon l’office fédérale de la santé publique
  • Clinique :
    • Leucoplasie orale chevelue (plaque blanchâtre de surface irrégulière, principalement sur les bords latéraux de la langue), très spécifique au VIH.
    • Dermatite séborrhéique (plaques rouges recouvertes de squames jaunâtres prédominant dans les zones séborrhéiques) présente entre 30 et 80% des patients VIH.
    • Folliculite à éosinophiles (papules rouges prurigineuses centrées sur les follicules pileux, principalement sur la partie supérieure du tronc, de la tête et du cou). Il est monomorphe contrairement à l’acné (polymorphe). Associé à l'immunosuppression.
    • Sarcome de Kaposi (principalement papule ovale violacée avec halo périphérique de biligénie).
    • Éruptions cutanées de type maculo-papuleux apparaissent dans 50% des cas de primo-infection VIH. Recommander le test expressément et immédiatement en présence d’au moins deux des symptômes de primo-infection VIH (fièvre, suspicion de méningite aseptique, pathologie évoquant une mononucléose, lymphadénopathie disséminé, pharyngite érythémateuse, éruption cutanée, et lymphocyte réactifs)
Condylomes acuminés
  • Cliniques :Causés à >90% par les sérotypes “fable risques oncogènes” HPV 6, 11,
    • Localisation sur la vulve, le clitoris, le vagin, le péroné ou l’anus chez la femme
    • Localisation sur le le gland, la verge ou au niveau de la région périanale chez l’homme
    • Couleur rosée ou grisâtres, ils se manifestent localement ou en grappe

Figure 22: Leslie et al. 2021

 
Herpes génital
  • Cliniques : Environ 80% sont causés par HSV-2 et 15-30% par HSV-1
    • Douleur avec sensation de brûlure dans la région anogénitale
    • Vésicules groupées en “bouquet”

Figure 23: Herpes simplex genital (MSD MANUAL, 2026, Kaye, Kenneth M.)