Avant de commencer l’examen gynécologique, obstétrical ou mammaire, il est essentiel de s’assurer que l’environnement soit adapté. On se présente à la patiente, on lui fournit des explications sur le déroulement et on lui demande son consentement verbal avant chaque étape de l’examen. Mettre la patiente à l’aise est une priorité et permet aussi de renforcer l’alliance thérapeutique. Les règles d’hygiène prescrivent une désinfection en entrant et en sortant de la pièce, avant et après contact avec la patiente et après contact avec l’environnement de la patiente. Le port de gants à usage unique est indiqué lors de contact avec des liquides biologiques.
Afin de procéder à l’examen gynécologique, on s'assure dans un premier temps d’expliquer le déroulement de l’examen et d’obtenir le consentement de la patiente. Ensuite, on lui demande de retirer ses vêtements du bas et son sous-vêtement. On l’installe sur un fauteuil gynécologique, au bord de l’assise et les pieds sur les étriers, le bas du corps recouvert d’un linge si elle le souhaite. Pour plus de confort, il est recommandé de conseiller à la patiente de vider sa vessie avant de procéder à l’examen clinique. Une vessie remplie peut par exemple fausser l’évaluation d’un prolapsus utéro-vaginal.
Pour l’examen obstétrical, l’installation de la patiente varie en fonction de l’âge gestationnel et du type d’examens à réaliser. Au premier trimestre, l’embryon peut encore être trop petit pour être visualisé par échographie transabdominale. Il est alors nécessaire d’installer la patiente sur une chaise gynécologique afin de réaliser une échographie endovaginale. Dans ces cas-là, on demande à la patiente de retirer ses vêtements du bas ainsi son sous-vêtement avec son accord. Pour plus de confort, il est recommandé de lui proposer une blouse d’hôpital ou un linge pour se couvrir. En dehors de cette situation, les examens obstétricaux peuvent se faire majoritairement allongés sur le lit de consultation avec le dossier légèrement incliné et la tête reposant sur un coussin. On demande à la patiente de soulever son t-shirt pour découvrir son abdomen et desserrer ou abaisser légèrement son pantalon. Un linge est placé sur son bassin, à la fois pour protéger ses vêtements et pour lui permettre d’essuyer le gel d’échographie après l’examen si nécessaire. Si la patiente est accompagnée, on peut profiter de l’examen clinique pour faire sortir l’accompagnant et reposer certaines questions (par exemple : une adolescente accompagnée d’un parent qui n’oserait pas tout dire devant lui).




